jeudi 30 octobre 2008

Riba, le chat qui rêvait d'être musicien

Le 26 octobre dernier, je vous faisais part de ma joie d'avoir retrouvé le film du Captain Krash, réalisé en 2003 par Laurent Doré. En farfouillant sur le net, j'ai vu que la même année, un artiste du nom de Yves Dalbiez avait produit un autre chef d'œuvre de l'animation. Mais, mis à part le fait que les deux films sont en 3D, tout le reste est différent. L'un est bavard, l'autre est muet. L'un modélise le volume de ses personnages, l'autre travaille le trait. L'un joue sur les mots, l'autre sur les lumières. Le résultat, c'est que nous avons là deux splendides réalisations. Et, pour couronner le tout, c'est Yves Dalbiez lui-même qui a composé la très jolie musique de son film. Un très beau moment de poésie:

Riba


Pour voir le film dans la meilleure qualité possible, voici le lien direct vers un fichier Quicktime.

mardi 28 octobre 2008

Histoire de l'art: La musique tue

Le Blast Strings Quintet dans les studios WBCB.

Le Blast Strings Quintet de Cincinnati est entré dans l'histoire pour être un des pires orchestres de chambre du monde. Dire qu'ils jouaient faux est un euphémisme. De toute leur carrière, qui dura de 1928 à 1939, ils n'ont jamais été capables de terminer un morceau sans faire un chapelet de fausses notes, de manquer un départ ou de louper une harmonie. L'orchestre fut très tôt interdit de salle de spectacle et il ne passa plus que sur la radio WBCB, car son chef, Jeff Blast, en détenait un bon paquet d'actions par héritage.

Mais la carrière de l'orchestre s'arrêta brusquement à la suite d'un drame épouvantable. Andy Perkins, un jeune mécanicien, venait de s'acheter un coupé Chevrolet équipé d'un tout nouvel autoradio. Il emmena sa fiancée June en promenade. Pour l'impressionner, il mit la radio. Le poste était réglé sur WBCB et, manque de chance, c'est justement le Blast Strings Quintet qui passait. Le son était insupportable. June se boucha les oreilles immédiatement. Andy tint un peu plus longtemps et résolut enfin de changer de station, mais le bouton était coincé. A son tour, il se boucha les oreilles en lâchant son volant. La Chevrolet dévia sur la gauche et percuta un pylone qui se trouvait malencontreusement placé là. Andy fut tué sur le coup et June ne fut que blessée.

Sitôt sortie de l'hôpital, elle porta plainte contre Jeff Blast pour homicide et gagna son procès. Le chef d'orchestre fut jeté en prison pour 20 ans et son quintet fut dissous. Ainsi se termina la carrière du premier musicien dont les fausses notes provoquèrent la mort d'un homme.

dimanche 26 octobre 2008

J'ai retrouvé le Captain Krash!

Vladimir, Captain Krash, Professeur Noch Einmal et Frank Einstein.

Il y a quelques années, j'avais eu un véritable coup de cœur pour un dessin animé 3D: Captain Krash contre Frank Einstein. A tel point que j'avais proposé à Laurent Doré, son auteur, d'en faire le making-of sur Cuk.ch. Très intéressant et surtout très drôle!

Depuis que j'ai ouvert ce blog, je cherche à vous le montrer, mais le film a disparu du site Tolito.com, vraisemblablement parce que Laurent Doré l'a quitté aussi. En cherchant sérieusement, j'ai fini par trouver le nouveau site de l'auteur: Kalugo Studio. Et j'ai retrouvé avec joie le Captain Krash, le plus ringard des super héros. Le film dure un petit quart d'heure, mais prenez le temps de le regarder, vous ne le regretterez pas. Et surtout, écoutez bien les dialogues!

video


Captain Krash contre Frank Einstein en lien direct sur Kalugo Studio. (Patience: ça démarre après un certain nombre de secondes...)

vendredi 24 octobre 2008

Jukebox: Anne McCue: ROLL / EAST OF ELECTRIC

Anne McCue adore ses guitares.

Aux puces (hé oui, je trouve tout plein de choses aux puces!), j'ai trouvé un CD qui m'a beaucoup plu. Il date de 2004. Son auteur est Anne McCue, une Australienne d'origine. Sur la galette, c'est écrit: Not for resale. For promotional use only. Alors je fais très volontiers la promotion:

Anne McCue est une guitariste qui chante, ou une chanteuse qui joue très bien de la guitare. Roll est un album dont les morceaux passent du rock bien épais à la ballade tranquille, toujours avec une belle détermination et un évident sens de la mélodie:

50 Dollar Whore (mp3)


Tiny Little Song (mp3)


Anne écrit elle-même ses chansons, mais elle aime aussi faire des reprises. Le dernier morceau de l'album est Machine Gun, de Jimi Hendrix. Je vous mets la version qu'elle en donne en public:



Evidemment, après avoir entendu tout ça, j'ai fait une recherche sur le net pour en savoir plus sur cette musicienne. Sur son site, j'ai vu qu'elle vient justement de sortir un album acoustique: East of Electric:


To Late For Love (mp3)


Money In The Morning (mp3)


Magnifique. Cette fille sait décidément tout faire! Je prends. Comme promotion, c'est plutôt réussi!

mercredi 22 octobre 2008

Expressions de Milsabor! N°3

Faire la sourde oseille: Se dit d'un banquier qui rechigne à accorder un prêt.

Avoir des droits de fée: Abuser de son autorité en faisant marcher les gens à la baguette.


Paître sur son 31: Se dit d'une vache qui se fait belle pour aller manger.

lundi 20 octobre 2008

Les exploits de Lindbergh cachés sous le lino

Charles Lindbergh et son Spirit of St.Louis.

Si vous connaissez les aventures de Tintin, vous vous souvenez sans doute de cet épisode du Temple du Soleil dans lequel Tintin retrouve dans sa poche, comme par hasard, un morceau de papier journal sur lequel il y a un article qui annonce une éclipse. Grâce à cette découverte, il va faire croire aux Incas qu'il commande au soleil et sera libéré avec ses amis. On adore Hergé, mais on se dit qu'il pousse le bouchon du hasard un peu loin...


Hé bien, il vient de m'arriver une histoire un peu dans le même genre. Mais je vous rassure: ma vie n'a pas été en danger pour autant. J'ai trouvé aux puces le livre que Charles Lindbergh a écrit pour raconter sa traversée de l'Atlantique en 1927: 33 Heures pour Paris. Ce livre est passionnant: il raconte comment il a fait construire son monomoteur, le Spirit of St. Louis, puis il décrit la traversée hallucinante, cramponnant son manche à balai durant 33 heures 30 pour finalement se poser sur l'aéroport du Bourget.



Il se trouve que ma sœur est en train de remettre à neuf la maison familiale. En enlevant le très vieux linoléum de l'ancienne chambre à coucher de notre pépé, elle a découvert des kilos de journaux étalés entre le plancher et le lino. Et, je vous le donne en mille, ces journaux datent, comme par hasard, des années 1926, 27 et 28! Ma fille (qui se destine à devenir documentaliste) les a patiemment triés et époussetés pendant plusieurs jours. On peut ainsi y lire les préparatifs du vol. On peut aussi assister à la disparition de Coli et Nungesser qui tentaient la traversée Paris-New York. Les éditions des 22 et 23 mai de la Feuille d'Avis de Lausanne et de la Tribune de Lausanne consacrent des pleines pages à l'exploit du jeune pilote "suédois, bien que revendiqué par l'Amérique".

Le livre de Lindbergh posé sur l'article d'époque.

Je cite la Tribune de Lausanne du 22 mai 1927:

Par téléphone de notre correspondant particulier:

... Soudain, un cri s'élève: Le voici!
On croit tout d'abord à une plaisanterie. Mais des applaudissements frénétiques éclatent. C'est lui! Il est 10 heures 20 minutes. Un avion apparaît. Il survole l'aérodrome, et gracieusement se pose. Le raid New York-Paris est réalisé. La traversée de l'Atlantique est accomplie après 32 heures de vol dans les conditions les plus hasardeuses, que les compatriotes de l'aviateur taxaient de folle témérité... La foule se précipite et passe sous les barrages. On aperçoit l'aviateur sortir de sa carlingue. Il est extrêmement ému, mais souriant tout de même. Des mains se tendent. L'ambassadeur est-il devant lui? L'a-t-il embrassé, ainsi qu'on l'a dit? Nul ne le voit plus. On n'aperçoit que des bras, des mains et des chapeaux levés...

J'aime bien ce genre de coïncidences: elles me font pardonner celles des auteurs comme Hergé ou Léo Malet, qui est un spécialiste en la matière.

Je suis naturellement enthousiaste quant à cet exploit extraordinaire, mais il faut mentionner ici les prises de position scandaleuses que Lindbergh a eues plus tard en faisant ami-ami avec les nazis, en particulier avec Hermann Gœring. J'ai été frappé de voir qu'il n'existe aucune réédition de son livre, ce qui pourrait s'expliquer par un boycott prolongé de la part des maisons d'édition.

P.S: Dans ces journaux de 1927, on peut aussi lire que Sacco et Vanzetti ont été exécutés dans la nuit du 22 au 23 août. Mais eux, on ne peut pas les soupçonner de sympathie avec les nazis...

Quand j'étais djeune, j'ai enregistré une chanson qui leur est consacrée, sur des paroles de Woody Guthrie et sur les trois accords que je savais jouer:

Sacco & Vanzetti (mp3)



samedi 18 octobre 2008

Testez votre Q.I. avec Mon-QI.com

J'entends déjà certains dire: "Ce n'est pas faire preuve d'intelligence que de passer des tests de Q.I. sur le net!" Ben oui, peut-être... Mais je vais quand même vous en suggérer un. Je vous propose d'aller sur Mon-QI.com, de cliquer sur l'onglet tests de QI et de faire le test N°1 qui comporte 30 questions. Il y en a pour une vingtaine de minutes. Et si vous trouvez que c'est trop long, vous pouvez interrompre le test et le reprendre plus tard.

Je l'ai fait et ce que j'ai trouvé le plus épouvantable, c'est le temps qui est imparti pour chaque réponse. J'ai eu l'impression de ramer sans arrêt et de m'être complètement planté. Mais ne vous en faites pas: le principe est qu'on ne peut de toute manière pas répondre à toutes les questions, à moins, évidemment, d'être un génie, ce qui est souvent la marque des lecteurs de Milsabor!, il faut bien le dire...

Pour ma part, je crains que le barème appliqué soit un peu trop généreux lorsqu'on voit mon résultat:

Ce qui ne m'a pas empêché de recevoir un beau diplôme:

Il faut tout de même noter que mes deux enfants ont fait mieux que moi! Et je ne doute pas un instant que vous en ferez autant qu'eux! A vos cellules grises!

jeudi 16 octobre 2008

mardi 14 octobre 2008

Robert Frank: The Americans réédité

Candy Store - New York City.

Voilà des années que je cherche aux puces Les Américains, de Robert Frank, en édition originale de 1958, chez Delpire. Après tout ce temps et après que les revendeurs ont écumé les étals et les magasins de charité, il me faudrait un fantastique coup de bol pour trouver ce Graal du livre photo.

En désespoir de cause, et pour patienter, je suis allé voir les rééditions sur Amazon. Delpire a fait un nouveau tirage de l'édition de 1997. Mais j'ai vu surtout que pour célébrer le cinquantenaire de ce livre, les éditions Steidl, de Göttingen, on collaboré avec Robert Frank himself pour en faire une version dite "définitive". L'auteur a en particulier retravaillé les cadrages à partir ses épreuves personnelles.

Parade - Hoboken, New Jersey.

Une chamaillerie entre éditeurs fait que Delpire interdit à quiconque de toucher à l'édition française, dont il détient les droits. Steidl ressort donc l'édition américaine, préfacée par Kerouac, qui a donné à ce livre son statut de symbole de la beat generation.

Mais le plus beau, c'est qu'on peut le trouver neuf pour 13,91€ chez The Book Depository.uk, en passant par Amazon.fr, alors que le prix éditeur est de 32€! (Je signale que le prix des livres, en Suisse, est majoré de 50% par rapport à la France, en plus). Ni une, ni deux, à ce prix-là, je l'ai commandé. Et je l'ai reçu ce matin! Il est magnifique: un papier subtilement satiné, une impression fine et onctueuse, rappelant l'hélio de l'âge d'or.

Mais pourquoi faire une fixation sur ce livre? Tout simplement parce qu'il est unique. Fondateur. Personne n'avait osé faire ça avant Robert Frank et plus personne n'y est parvenu après. Il sillonne les Etats-Unis pendant deux ans en 1955-56. Il capture ces images de gens au plus profond de l'Amérique profonde. Elles sont parfois dures, mais jamais pitoyables, ni glauques. Il travaille et retravaille les thèmes du drapeau, de la bagnole ou du jukebox, parce qu'ils font partie de la vie des gens.

Avant cela, il y avait eu les travaux du B.S.S.A., le Bureau de la Sécurité Sociale Agricole lors de la Grande Dépression, avec des photographes comme Walker Evans ou Dorothea Lange. Mais les cadrages de Frank sont beaucoup plus libres et on le sent plus impliqué par le fait même qu'il fait un voyage. Les thèmes sont plus urbains, aussi. Ses prédécesseurs avaient un regard extérieur sur leurs concitoyens. Paradoxalement, ce Suisse de naissance photographie l'Amérique de l'intérieur. Il fallait oser. Il l'a fait et c'est unique. C'est pour ça que je veux ce bouquin!

U.S. 91, leaving Blackfoot, Idaho.

Si vous aimez un tant soit peu la photographie et que vous n'avez pas encore ce livre, c'est le moment ou jamais de le commander!

Bon. Cela étant dit, je vais maintenant passer à un moment de vantardise personnelle. En 1999, Robert Frank était invité au Festival de films Visions du Réel, à Nyon. J'y suis allé en prenant soin d'emporter avec moi mon exemplaire du catalogue de son exposition Moving Out, qui est en fait une magnifique monographie de son œuvre. J'ai attendu dans un passage obligé et j'ai vu arriver un petit bonhomme, tout seul. Je lui ai dit que j'aimais beaucoup ce qu'il avait fait (je ne devais pas être le premier à le lui dire...) et que je serais très honoré s'il voulait bien me dédicacer son livre. Ce qu'il a fait très, très gentiment. C'est donc de la plume de Robert Frank que vous pouvez connaître mon véritable nom:


Merci Monsieur Robert Frank. Merci pour tout...

Robert Frank, Jack Kerouac: The Americans, Steidl, 180 pages.

dimanche 12 octobre 2008

Le Milsabor en cale sèche

Le Misabor sort de l'eau.

Il y a quelques jours, pour marquer la fin de l'été, nous avons ramassé les noisettes au jardin. Pour avancer encore un peu plus du côté de l'automne, nous avons mis le Milsabor en hivernage ce dimanche. Sa vénérable coque vieille de 43 ans a besoin de travaux. Je les ferai au printemps prochain. Dans l'intervalle, je vais lui commander un nouveau génois (voile d'avant). Je crois bien que celui qui l'équipe est d'origine. Ça fait un peux vieux, pour une voile...

Un bon coup de Kärcher, comme dirait Sarko!

Le lettrage est tout abîmé, mais il sera renouvelé après la peinture de la coque.

La saison de régates a été plutôt bonne et j'espère que la suivante sera encore meilleure! J'apprends à chaque nouvelle régate et c'est passionnant. Bon, il faudrait que je sois très malin et très performant pour gagner à la régulière, car il y a des bateaux beaucoup plus récents et plus rapides que le mien. Mais je m'y attèle.

vendredi 10 octobre 2008

Le saviez-vous? La vie ratée de Gustave Gœbbels

C'est peu dire que Gustave Gœbbels a raté sa vie. Tout a commencé lors de sa plus tendre enfance à cause de son patronyme. Ses camarades passaient leur temps à le traîter de SS et de nazi. Plus tard, il pensa bien à prendre le nom de jeune fille de sa mère, mais il y renonça car elle s'appelait Pinochet.

Adolescent, il vécut une terrible expérience au moment du bac: on égara inexplicablement le dossier de ses épreuves et il ne put jamais prouver qu'il l'avait passé. Il trouva alors un poste subalterne dans une entreprise d'importation d'animaux exotiques lyophilisés. Mais, en ouvrant un carton de crocodiles du Nil séchés, il attrapa la peste bubonique et mit six mois à s'en remettre.

Durant son long séjour à l'hôpital, il rencontra une charmante infirmière qu'il demanda en mariage. Au moment d'acheter les alliances, il eut un premier doute lorsqu'il se rendit compte qu'elle en portait déjà sept et qu'elle s'intéressait beaucoup à son compte en banque. C'est lorsqu'elle essaya de le pousser sur la voie alors qu'ils attendaient le train qui devait les emmener à Venise pour leur voyage de noces qu'il se décida à demander le divorce.

Déprimé, il choisit de devenir bonze, mais il se blessa gravement lors d'un accident de lévitation. C'est alors qu'il se mit à la rédaction de son autobiographie, Ma vie ratée, dans laquelle il relate toutes les tuiles qui lui sont tombées dessus. Les éditions du Bunker firent un premier tirage dont elles ne vendirent pas un seul exemplaire. Tout le stock passa au pilon, sauf un volume qui calait une table. Milsabor! a réussi a mettre la main dessus, mais va s'en débarrasser au plus vite. Le saviez-vous?

Ma vie ratée, Gustave Gœbbels, Editions du Bunker, 998 pages, heureusement introuvable.

mercredi 8 octobre 2008

Vincent Van Gogh fait de la pub pour Free

Les téléphiles parmi vous auront certainement remarqué la nouvelle campagne de pub de Free.fr. De mon côté, je ne suis pas particulièrement publivore (téléphile, publivore: quel vocabulaire!), mais j'apprécie tout particulièrement ces nouveaux clips, et en particulier celui-ci:


Evidemment, la scène a quelque chose de grotesque, ... mais peut-être pas tellement, finalement. Le pauvre Vincent, ici nommé Vince (ça, c'est génial!), était vraisemblablement traîté de la même manière par les gens auxquels il demandait sa pitance. Il n'y avait guère que le bon docteur Gachet pour croire en lui, qui n'a vendu qu'une seule toile de son vivant.

Pour la bonne bouche, j'ai transcrit le dialogue de ce fulgurant petit clip, torché à la Michel Audiard:

Vince : J’peux vous payer la soupe avec la toile ?

Le taulier : Ecoute, Vince, tes vieilles croûtes, tu peux les garder ! J’en ai assez quand j’coupe du pain ! Hé, tu voudrais pas faire autre chose de temps en temps, des fois ? Un clébard ? Ou alors, chais pas, une casserole de moules ? ... Ouais attends : j'la prends, mais c’est la dernière fois, hein !

Dans cette série consacrée aux grands visionnaires, j'aime bien aussi celle qui raconte les débuts de Las Vegas. On dirait un peu du Gérard Jugnot:



Ou celle-ci, qui n'a jamais passé et qui ne passera jamais à la télé, et qui évoque l'invention de Joseph Ignace Guillotin. Là, ça fait penser à Alexandre Astier:



Je ne regrette qu'une chose: après avoir cherché et recherché, je n'ai pas réussi à savoir qui a réalisé ces pubs. Si quelqu'un le sait, qu'il/elle n'hésite pas à le mettre en commentaire.

lundi 6 octobre 2008

Jukebox: Kitty, Daisy & Lewis

Kitty, Daisy & Lewis.

En juillet dernier, je vous parlais d'un groupe de jeunes musiciens que j'avais découvert au Rise Festival de Londres. Voici le petit clip que j'avais fait:

Going Up The Country


Kitty, Daisy & Lewis sont frère et sœurs. Ils sont très jeunes, ils sont de Londres et ils aiment les musiques des années 40 et 50 à l'origine du rock 'n' roll. J'attendais leur premier CD avec impatience et le voilà enfin!


Ils ont une façon vaguement naïve de chanter, sans aucun complexe, comme les jeunes artistes de l'époque. Il en sort un disque tout à fait frais et gouleyant, comme un Beaujolais nouveau: pas mûr, mais qui se laisse boire avec plaisir.

Ooo Wee (mp3)


Buggin Blues (mp3)


Pour faire patienter leurs fans, les trois garnements avaient publié un peu plus tôt un recueil des musiques dont ils s'inspirent, en 26 titres, dans la série A to Z (c'est pour ça qu'il y a 26 titres...), The Roots of Rock 'n' Roll: Boogie Woogie, R 'n' B, Western Swing, Jump Blues, Swing, Jazz, Rockabilly, Blues, Country & Western:

En voici un exemple:

Blanche Thomas: You Ain't So Such A Much (mp3)


Kitty, Daisy & Lewis sur Amazon.
Kitty, Daisy & Lewis sur MySpace.

dimanche 5 octobre 2008

Un dimanche à Lausanne entre passé et futur

Ce dimanche, nous sommes allés pour commencer au bord du lac, où nous avons pu admirer le Montreux qui appareillait:

C'est un bateau à vapeur centenaire qui donne toujours envie de prendre le large, même sur le Léman.

Nous sommes ensuite allés visiter un chantier assez exceptionnel: le Learning Center de l'Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne (EPFL):

Il s'agit d'un bâtiment destiné à recevoir une bibliothèque et des lieux de rencontre pour mettre en contact l'EPFL, ses formateurs, ses chercheurs, ses étudiants avec le reste de la société, en particulier avec les entreprises. Mais lisez sur cette page la mission du Learning Center.

Ce qu'il y a d'exceptionnel, dans cette construction, c'est sa forme:

Une vague de béton gigantesque, percée d'ouvertures qui la font ressembler à un morceau de fromage (on n'est pas en Suisse pour rien!). Le défi était de couler cette coque en continu, sans s'arrêter, pour éviter la moindre faiblesse dans la voûte. La dimension du bâtiment en fait un record mondial en la matière. Vous pouvez voir de nombreuses photos de la construction sur cette page.

Je me réjouis beaucoup de voir ce bâtiment terminé, qui sera inauguré en 2010.

vendredi 3 octobre 2008

Expressions de Milsabor! N°2

Balayer devant sa Porsche: Savoir admettre qu'on a commis une erreur de pilotage.


Mettre le roi dans l'engrenage: Initier un processus qui vise à se débarrasser d'un souverain.


Avoir le drap long: S'endormir en regardant Le Grand Sommeil.

mercredi 1 octobre 2008

Histoire de l'art: Staline et les canons

Joseph Staline rédigeant un projet artistique.

Au début des années 30, Staline convoqua le peintre Youri Pilav au Kremlin et lui exposa un projet artistique: il chargeait l'artiste de réaliser une œuvre qui représenterait les canons de la beauté soviétique. Il voulait magnifier la beauté de l'ouvrière et de la paysanne au travail.

Youri était très bon dessinateur, mais pas très futé. Très impressionné par le dictateur, il perdit ce qui lui restait d'entendement et comprit tout de travers ce que lui demandait le Petit Père des Peuples. Il se dirigea donc tout tremblant vers son atelier et réalisa cette toile:

Il avait confondu les canons de la beauté soviétique avec la beauté des canons soviétiques. Cette bévue lui valut vingt ans de séjour tous frais payés en Sibérie, bien que la toile fût conservée et exposée au musée de l'Hermitage de Leningrad.