dimanche 29 juin 2008

SLIDERS: le jeu aux carrés

Une fois n'est pas coutume, je vous propose un jeu dont Zit, fidèle lecteur de Milsabor!, m'a envoyé le lien: SLIDERS (merci Zit!). Avec le beau temps qui se pointe, vous me direz que ce n'est peut-être pas le moment de passer son temps à jouer devant un écran, mais on ne sait jamais: ça peut se gâter...

SLIDERS est un jeu dans lequel il faut couvrir des petits carrés par des gros de la même couleur. On déplace les gros carrés par un cliquer-glisser. Un gros carré ne s'arrête qu'en butant contre un bord ou contre un autre gros carré. Comme toujours, les premiers niveaux sont très faciles, mais ça se complique rapidement. Et il y a trente niveaux pour arriver au bout du jeu. Vivement un jour de pluie!...

mercredi 25 juin 2008

Le saviez-vous? Les pensées de George W. Bush

Etre idiot ou ne pas être idiot, telle est la question qui ne se pose pas...

Voyant que George W. Bush arrivait à la fin de son second mandat, ses amis l'ont pressé d'écrire un livre dans lequel il livrerait ses pensées et décrirait ses succès politiques. Ni une, ni deux, le 19 mars 2008 à 13 heures 30, l'inoubliable président des Etats-Unis s'enferma dans son bureau, mit dans son lecteur de CD la bande originale des 101 Dalmatiens et commença son travail de rédaction. Il en ressortit le même jour à 13 heures 40, satisfait d'avoir réussi à mettre sur le papier ses pensées les plus profondes.

Milsabor!
est très fier de vous présenter le premier exemplaire de cette œuvre mémorable qui résume si bien ce qui se passe dans le crâne de George W. Bush:

Dès demain, l'ouvrage sera en vente dans les meilleures busheries des Etats-Unis. La traduction d'un tel volume étant très ardue, nous n'aurons accès à la version française que vers Noël. Le saviez-vous?

dimanche 22 juin 2008

Man & Whale: Les Japonais et les baleines

La commission baleinière se réunit dès aujourd'hui à Santiago du Chili (voir ici). Une nouvelle fois, le Japon va demander de reprendre la pêche commerciale. Il faut reconnaître que les Japonais ont un rapport particulier avec la baleine et que l'aspect culturel a son importance dans cette affaire bien qu'il semble que la jeune génération dédaigne de plus en plus la viande de cétacé, comme le montre cet article.

Koji Yamamura, né en 1964, a créé cette magnifique animation à la demande de Greenpeace. On peut y voir la relation ambigüe que les Japonais de l'ancienne génération ont avec cette bête nourricière dont ils ont failli provoquer la perte.



mercredi 18 juin 2008

Mettez des bulles dans vos images avec SUPERLAME

Il existe de multiples possibilités d'insérer des bulles de BD dans des images. Il y a moyen de beaucoup s'amuser, soit avec des photos d'actualité, soit avec des images personnelles. Je viens de tomber sur le site SuperLame, dont l'interface est particulièrement agréable et conviviale.

Commencez par charger une photo qui se trouve dans votre ordinateur (upload image). Ensuite, insérez une bulle (add a balloon). Une fois la bulle créée, vous pouvez la déplacer, changer sa forme et écrire votre texte. Chaque petit outil qui entoure la bulle indique, en anglais, ce qu'il peut faire si vous promenez votre pointeur dessus. Prenez la peine de les explorer. Notez bien que si SuperLame est un site anglophone, il intègre les accents, ce qui n'est pas rien...

Lorsque vous avez terminé, vous pouvez enregistrer votre œuvre en cliquant sur "save image". Moi, je préfère la capturer sur l'écran parce qu'ainsi j'évite d'avoir le logo SuperLame dans le coin en bas à droite.

Allez, un petit dernier pour la route:


dimanche 15 juin 2008

WATTSTAX: le "Woodstock noir" sur Arte


La bande-annonce de WATTSTAX (1973)

Sur mon programme télé, je vois que le film WATTSTAX va passer mardi soir sur Arte à 22 heures 20. J'en parle parce que j'avais mentionné ce film à la fin de l'article consacré à STAX le 4 mars de l'année dernière (voir ci-dessous).

WATTSTAX est un festival de musique créé en 1972 en souvenir des émeutes du ghetto de Watts (Los Angeles), en Californie qui opposèrent la communauté noire à la Garde Nationale en 1965. Ces émeutes firent 34 morts et 900 blessés. Le nom WATTSTAX est une contraction des mots Watts et Stax, la maison de disques dont viennent la plupart des artistes présents: Isaac Hayes, Rufus et Carla Thomas, the Staple Singers, Albert King... Ce film est considéré comme le "Woodstock noir" mais, contrairement à son prédécesseur, il comporte moins de musique et plus d'interviews, ce qui peut être critiquable. Mais il illustre bien la prise de conscience de la communauté Noire Américaine avec, par exemple, un discours de Jesse Jackson qui invite le public à répéter avec lui: "i am somebody!"

Voici l'article de Milsabor! du 4 mars 2007 consacré à Stax:

Pour Noël passé, j'ai reçu (un peu à ma demande il faut le dire...) le coffret de quatre CD qui retrace l'histoire du studio STAX. Je ne vous dis pas le bonheur!

Créé en 1959 à Memphis par Jim Stewart et Estelle Axton, sa sœur qui a hypothéqué sa maison pour amener les premiers fonds, ce studio sera le vaisseau amiral de la soul du sud durant les années soixante pendant que Motown, à Detroit sera celui du nord industriel.

De la même manière que les Européens avaient à choisir entre les Stones et les Beatles, la force brute contre la sophistication, les Américains ont eu à choisir entre Stax et Motown, entre Otis Redding et Diana Ross et ses Supremes.

Que les choses soient claires: j'adore Diana Ross et, comme je n'ai pas vraiment choisi entre Beatles et Stones, je n'opposerai pas les deux temples de la soul. Et encore, je ne parle pas d' Atlantic...

Bref, foin de querelles de clochers, ce coffret est une merveille. Il regroupe les meilleurs morceaux des Bar-Kays, Booker T & The MGs, Eddie Floyd, Isaac Hayes, Albert King, Otis Redding, Sam and Dave, Carla et Rufus Thomas et many many more, comme dirait l'autre.

Le quatrième CD est composé uniquement d'enregistrements live et je ne résiste pas à vous faire écouter deux véritables bombes d'Otis Redding qui valent leur pesant de dynamite. J'aurais donné cher pour aller à un de ses concerts!

Shake (mp3)


Try A Little Tenderness (mp3)


Dans la foulée, à la recherche d'informations sur ce studio mythique, je me suis procuré SWEET SOUL MUSIC l'excellent bouquin publié chez Allia que Peter Guralnick a consacré au R&B, à la soul music et aux espoirs d'émancipation à travers les destins de Sam Cooke, Ray Charles, Solomon Burke, Otis Redding, James Brown, Aretha Franklin, Isaac Hayes ou encore Al Green et plus particulièrement à l'épopée de STAX, de ses débuts laborieux jusqu'à sa fin annoncée par les morts tragiques d'Otis Redding et de Martin Luther King. Le sous-titre de l'ouvrage résume tout son argument: Rythm & Blues et rêve sudiste de liberté.

Le point d'orgue de ce courant a été immortalisé en 1972 par un film consacré au festival Wattstax, le "Woodstock noir".

En voici la bande annonce:

Wattstax

jeudi 12 juin 2008

Le festival Pocket Films

Image extraite de « Reverse Love », de Morgan Földi-Möhand, 2007.

Avant, les amateurs pouvaient faire des films avec leur caméra Super 8. Ensuite, il y a eu les caméras digitales. Aujourd'hui, chacun (ou presque) se promène avec une toute petite caméra sur lui: son téléphone portable.

video
Coup d'boule, de Balthazar Houad, 2006 (l'année du coup d'boule...)

Les Parisiens pourront assister au festival Pocket Films qui se tient au Centre Pompidou du 13 au 15 juin. On y verra uniquement des courts métrages tournés avec un portable. Je ne pourrai pas faire le déplacement et c'est bien dommage. Je regarderai donc les films des précédentes éditions. Si vous habitez le coin, faites-y un tour. Sinon, empoignez votre téléphone et tournez votre premier film, mettez-le sur votre ordinateur et faites votre première projection! Créez, créez! Il en restera toujours quelque chose!


lundi 9 juin 2008

Histoire de l'art: Martial Raysse: Les ravages de la malbouffe

Eunice Lieberman portraitisée par Martial Raysse.

Un jour du printemps 1964, seul dans son atelier, le peintre Martial Raysse eut une terrible révélation. Il venait de manger sur le pouce l'un des premiers repas pré-cuisinés que l'industrie agro-alimentaire venait de lancer sur le marché. Il n'avait pas mangé ce plat par choix délibéré, mais simplement parce qu'il était débordé de travail et qu'il n'avait pas le temps de se préparer quelque chose.

L'ingestion de sa barquette de "Bœuf à la mode de Grand-Mère" lui causa un choc d'une puissance encore jamais égalée dans le milieu artistique, mis à part, évidemment, celui provoqué par l'acide.

Lorsque Eunice Lieberman, son modèle, arriva en début d'après-midi, Martial Raysse était dans un état second. Il s'empara de sa palette et de ses pinceaux et exécuta un portrait halluciné de la jeune fille. Voyant le résultat, Eunice déclara que c'était le dernière fois qu'elle mettait les pieds chez un fou furieux.

Dépité, le peintre fit un nouvel essai avec un autre modèle, Liliane Duboux:


... Puis avec Carole Saint-Hélier:


... Après quoi il se mit à la sculpture non-figurative cuite au four à micro-ondes.

vendredi 6 juin 2008

Niouzes de Milsabor!: Crises

Conférence de la FAO sur l'alimentation:
les promesses, ça mange pas de pain!


Crise pétrolière: les pêcheurs haussent le thon!


Crise pétrolière 2: des fidèles prient
dans une station d'essence divine.


mardi 3 juin 2008

Jukebox: Foxboro Hot Tubs: Stop Drop And Roll!!!

FOXBORO HOT TUBS aka GREEN DAY

Je n'aurais jamais parlé de Green Day sur ce blog. J'écoute volontiers leur musique, mais pas au point d'en parler ici. Question de goût. Quelqu'un a dû le leur dire et, pour avoir une chance de passer sur Milsabor!, ils ont fait un disque qui correspond plus au style de la maison. Ils ont même poussé le perfectionnisme jusqu'à changer de nom: FOXBORO HOT TUBS.

Le disque est clairement dédié au british garage rock des sixties, avec des accents pop, ce qui est un joli tour de force pour des gens qui font du punk rock le plus clair de leur temps:

The Pedestrian (mp3)


Un clin d'œil aux Kinks:
Alligator(mp3)


Une évocation de My Generation, des Who:
27th Ave. Shuffle (mp3)


Une intrusion dans les eighties à la manière d'Elvis Costello:
Ruby Room (mp3)