Vous vous souvenez peut-être de ce site où vous pouviez créer des titres de Martine à contre-emploi. Tout le monde s'est bien amusé jusqu'à ce que Casterman le fasse fermer. Mais un petit malin a récupéré le code et l'a remis en service. Il faut vous dépêcher de créer quelques couvertures car, à mon avis, ça ne va pas durer longtemps. Arrivé sur la page d'accueil, il faut cliquer sur l'image qui vous convient. Si vous cliquez sur Voir la taille réelle, vous aurez la taille réelle, mais vous ne pourrez pas rédiger.
Un bonheur n'arrivant jamais seul, j'ai vu (un peu tard) que l'auteur du site Martine en avait créé un autre sur le même principe avec les albums des Pieds Nickelés:
Allez, au travail! Profitez d'envoyer plein de couvertures personnalisées à tous vos amis!
En cherchant de la musique sur le net, je suis tombé sur The DotMatrix Project, un site qui réunit des musiciens, des photographes, des vidéastes et des ingénieurs du son de la région de Greensboro, en Caroline du Nord. Les uns font de la musique live et les autres les prennent en photo, les filment et les enregistrent. Ça tombe plutôt bien: j'aime la musique live et je trouve leurs photos et leurs vidéos spécialement bien faites. Du bel artisanat. Prenez le temps de parcourir The DotMatrix Project et explorez les pages des photographes. Il y a de très belles images.
Harvey’s Kitchen: The Radials
D'autres concerts dans la cuisine de Harvey sur Monkeywhale.com
Vous pensez avoir un fameux coup d'œil? Essayez donc Guesstimation! Sur les 15 images qui vont défiler, vous devrez deviner/estimer combien d'objets s'y trouvent. A chaque fois, vous devez faire une appréciation globale, car vous n'avez pas du tout le temps de les compter. Surtout les cheveux!
Sur chaque image, vous tapez votre nombre, puis enter. A la fin, vous obtenez votre score. Actuellement, le meilleur est de 6.737 points. Vous pouvez recommencer le jeu autant de fois que vous voulez, mais ce n'est pas la peine d'apprendre les nombres par cœur: les objets restent les mêmes, mais leur nombre change à chaque fois!
Lorsque Edward Hopper décida de peindre une toile représentant son intérieur, il alla d'abord comme d'habitude chez Neil Brandnew, son marchand de couleurs. Neil était non seulement son marchand de couleurs, mais il était surtout son meilleur ami. Chaque fois que les deux compères se voyaient, ils entamaient une bouteille de rye et ne se quittaient que lorsqu'elle était vide.
Ce jour-là, ils ne faillirent pas à la tradition. Ils passèrent l'après-midi à bavarder en sirotant leur bouteille au fond de la boutique de Neil. Arrivés à la dernière goutte, ils se souvinrent qu'Edward était venu pour acheter des couleurs. Le peintre prit donc tout ce qui lui état nécessaire et rentra chez lui en titubant. Lorsqu'il poussa la porte de son logis, il eut la surprise de sa vie: l'appartement était rigoureusement vide. Il n'y avait qu'un petit feuillet de papier sur le sol, sur lequel était écrit: "J'en ai assez de t'attendre pendant que tu t'ennivres avec tes copains. Je te quitte. J'ai pris toutes mes affaires et je pars m'installer en Floride."
Le choc était rude. Mais, comme le font souvent les artistes, Edward tenta de surmonter sa peine en s'adonnant à son art. Il peignit donc son intérieur entièrement vide, ce qui était somme toute plus facile. Plus tard, comme sa femme avait pris la voiture avec le reste, il peignit aussi une station service déserte pour conjurer sa peine:
Avouons-le tout de suite: je ne suis pas un fan de la première heure de Lucien, le héros rocker créé par Franck Margerin. Ce n'est pas que les histoires du début ne me plaisaient pas. C'est que je trouvais que la qualité de l'impression était catastrophique. On aurait dit de mauvaises photocopies couleurs. Et pour moi, c'est un détail rédhibitoire. Mais j'ai complètement craqué sur l'album Ricky chez les Ricains, sorti en 1998. Il raconte la tournée du groupe de rock de Malakoff, Ricky Banlieue et ses Riverains aux States, à San Francisco. Un bijou d'histoire qui sent son vécu. Je le recommande chaleureusement.
DansToujours la banane, sorti fin 2008, on retrouve Ricky, Lucien, Gillou et Riton mais, chose unique dans la BD, ils ont vieilli. Ils se sont perdus de vue et se retrouvent. Lucien a 50 balais, il est marié, il a une fille qui est punk, puis gothique: elle se cherche. Il a un garçon qui ne pense qu'à sa Pléstécheun et une femme qui passe son temps sur FaceBook. Oh, et puis je ne vais pas raconter toute l'histoire. Disons qu'elle me touche, parce que j'ai le même âge que lui et que, une fois de plus, les détails du vécu sont délicieusement racontés. Et c'est ça qui fait tout le charme des aventures de Lucien, qui resteront, j'en suis sûr, comme de précieux documents sociologiques de ce tournant de millénaire.
J'ai lu des critiques qui disaient que Margerin avait eu tort de vieillir ses personnages, que ça cassait le mythe. Et l'ambiance, par-dessus le marché. Je ne suis pas d'accord. Margerin explique lui-même qu'il s'implique tellement dans ses personnages (dans Lucien, en particulier) qu'il a du mal à raconter l'histoire d'un gars de 20 ans en ayant passé la cinquantaine.
Lucien se cherche. Cliquez sur l'image pour l'agrandir.
Mais voici un très joli reportage qui a été réalisé à l'occasion de la sortie de Toujours le banane et de l'arrivée simultanée de Margerin aux éditions Fluide Glacial, créées par le génial Gotlib:
Tout ça me fait repenser à une chanson de Renaud que j'ai beaucoup écoutée à l'époque (1977) et qui était assez prémonitoire:
A noter aussi que le morceau fétiche de Ricky Banlieue et ses Riverains est Eddie sois bon. En voici une reprise faite par un obscur groupe de rock français: Les Chaussettes Noires:
The Soul of Elvis: l'âme d'Elvis dans le corps de Nicholas Young.
Pour clore la trilogie des grands mythes du rock, après les Beatles et les Stones, voici enfin Elvis qui passait au Taco's Bar de Lausanne. A vrai dire, il s'agissait de l'âme d'Elvis, The Soul of Elvis, incarnée dans le corps de Nicholas Young, un Berlinois né à Heidelberg.
En l'an 2000, comme acteur et musicien, il a tenu le rôle d'Elvis dans une pièce de théâtre intitulée Takin' Care of Business. Il s'est tellement plu dans la peau du King qu'il a continué à donner des spectacles. Et il a eu bien raison! Il a un talent certain de musicien et de chanteur et, surtout, il prend du recul avec beaucoup d'humour dans son imitation pleine de clins d'œil.
Le spectacle s'est déroulé en deux temps: le premier en cuir noir, façon '68 Comeback et le second en blanc avec le fameux col relevé façon Las Vegas. Un très bon moment de plaisir dans l'univers d'Elvis. Son âme n'était pas loin...
Au Taco's Bar, la musique est excellente, mais la lumière est nulle!
Voici un magnifique film de Kurtis Hough. Cette compilation montre la Terre dans tous ses états. D'abord des images de paysages, puis des images d'animaux et, pour finir, les activités humaines. Les plans souvent époustouflants, le montage rapide et les images en accéléré font qu'on reste croché à ce court-métrage (enfin, moi en tous cas...) :
N'oubliez pas d'enlever le curseur de l'image pour faire disparaître les inscriptions.