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lundi 19 mars 2012

Le saviez-vous? 1938, il pleut des rouleaux compresseurs!


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Un ferry coulé à Providence par la tempête de 1938.

En 1938, la côte est des Etats-Unis fut ravagée par une mémorable tornade. Les dégâts furent considérables et les victimes nombreuses.


Ronald Myers possédait une entreprise de travaux publics à Boston. Il était spécialisé dans la construction et la rénovation des routes. Il disposait d'un important parc de machines, dont une douzaine de rouleaux compresseurs.

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Ronald Myers (deuxième depuis la droite) et son équipe de chauffeurs.

Le 20 septembre 1938, il devait envoyer deux rouleaux compresseurs sur un chantier de Kentucky Street. Il n'avait malheureusement aucun chauffeur pour convoyer ces machines, car la plupart des hommes étaient rentrés chez eux pour préparer leur maison après l'annonce de l'arrivée d'une énorme tempête.

Lorsque la tempête arriva, elle fut si puissante qu'elle arracha maisons et autos du sol, coula les bateaux dans les ports et détruisit les usines et les hangars. Celui de Ronald Myers ne fit pas exception. Le toit s'envola et la tempête, redoublant de puissance, souleva de terre les rouleaux compresseurs qui pesaient entre 15 et 18 tonnes chacun. Deux d'entre eux volèrent assez loin pour aller jusqu'à Kentucky Street... où ils s'écrasèrent!

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Les deux rouleaux compresseurs après leur atterrissage.

Ainsi, les deux rouleaux compresseurs demandés arrivèrent à bon port sans que personne ne s'en charge, mais ils étaient très abîmés. Ainsi, depuis ce jour, les entrepreneurs américains arriment toujours leurs rouleaux compresseurs pour la nuit, de peur qu'une tempête les emporte. Le saviez-vous?



lundi 16 janvier 2012

Le saviez-vous? La terrible pénurie de boudin blanc de 1925

Vous l'avez tous appris lors des leçons d'histoire, l'Allemagne connut une inflation délirante durant les années 20. Le mark avait pratiquement perdu toute valeur, au point qu'il en fallait 18 milliards pour acheter un seul franc en 1923. Les gens se chauffaient avec des billets de banque quand les enfants ne jouaient pas avec des liasses en guise de briques de construction.

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Les enfant jouent avec des liasses de billets de banque.

Tout l'appareil économique se trouva bouleversé et des produits alimentaires vinrent à manquer. Dans la région de Potzdam en particulier, la population organisait chaque automne une fête du boudin blanc. Mais, durant l'été 1925, les charcutiers annoncèrent qu'ils ne seraient pas en mesure de produire la traditionnelle saucisse, faute de matières premières. Les gens se mirent à acheter tout le boudin blanc qu'ils trouvèrent, mais le risque était grand de se le faire voler. La seule manière de garder cette précieuse denrée était de la porter sur soi.

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Le boudin blanc est porté à même le corps.

On peut voir sur ce document exceptionnel une bande d'amis qui portent des chaînes de boudin blanc et qui n'hésitent pas à aller se baigner au Wannsee en les gardant précieusement sur eux. Quelques années plus tard, un fou sanguinaire se retrouvera à la tête de la nation et distribuera généreusement du boudin blanc pour amadouer son peuple, jusqu'à ce que les choses tournent ... en eau de boudin. Le saviez-vous?



mardi 18 octobre 2011

Le saviez-vous? La géniale invention du garage

Le garage Hewlett-Packard, à Palo Alto.

En 1939, William Hewlett et David Packard fondèrent dans un garage de Palo Alto l'entreprise qui portera leurs noms. Cette fondation est considérée comme l'origine de la Silicon Valley.


Le garage des parents de Steve Jobs, à Los Altos.

Plus tard, en 1976, Steve Jobs et Steve Wozniak terminent la fabrication du premier ordinateur Apple dans le garage de la famille Jobs, à Los Altos.


Le garage Google, à Menlo Park.

Enfin, en 1998, Sergueï Brin et Larry Page créent Google dans un garage de Menlo Park. Sans aucun doute, dans tous ces cas, l'élément déterminant dans la création de ces sociétés mondialement connues a été un garage. Il est donc temps aujourd'hui de rendre hommage au génial inventeur du garage, un homme qui a été sans le savoir à l'origine des plus fantastiques progrès techniques du vingtième siècle.

Immigrant italien et heureux propriétaire en 1908 de l'un des premiers exemplaires de la célèbre Ford modèle T, Massimo Garaggio déplorait de devoir laisser son véhicule dans la rue, exposé au soleil et aux intempéries. Rappelons que ce modèle était ouvert sur les côtés et couvert d'une fragile capote. A cette époque, les voitures étaient rangées pour la nuit dans des granges ou dans des anciennes écuries désaffectées. Mais Massimo Garaggio était un citadin de Baltimore et ne disposait d'aucun de ces locaux ruraux.


Le "garage" de Massimo Garaggio, à Baltimore.

Il construisit donc à côté de sa maison un abri muni de portes battantes et de taille suffisante pour y garer sa Ford T. Ses voisins, eux aussi propriétaires de voitures, lui demandèrent immédiatement de leur construire le même abri, tant ils étaient épatés par l'efficacité de cette trouvaille. La demande fut telle que Massimo dut abandonner son métier de perceur de boutons de nacre. Il se consacra donc exclusivement à son invention qu'il baptisa "garage". Il créa une société dont le premier siège fut ... son garage, qu'on peut encore visiter à Baltimore. Le saviez-vous?

lundi 19 septembre 2011

Le saviez-vous? Les gaveurs d'esclaves du Traczir oriental

Le gavages des oies en Périgord.

Le gavage des oies est une histoire très ancienne. Il y a 4500 ans déjà, on engraissait de force des palmipèdes dans l'Egypte ancienne et, en passant par les Romains, cette torture a fini par être une coutume du Périgord. Bien que le foie malade de ces pauvres animaux soit unanimement reconnu comme excellent, cette pratique est fortement contestée depuis des décennies dans nos pays occidentaux. Les amis des bêtes estiment en effet qu'il n'est pas digne de faire souffrir pareillement des animaux pour le seul plaisir gustatif des gastronomes.

Mais le document suivant prouve que l'être humain est allé beaucoup plus loin dans l'ignominie et que, comparé à cette sinistre révélation, le gavage des oies passe pour une douce plaisanterie.


Le gavage des esclaves au Traczir oriental.

Durant les années 1894-1898, les troupes du royaume du Mithan, dans un dessein expansionniste, envahirent le Traczir oriental. Cette contrée était intéressante, car son sol très riche le rendait propice à l'agriculture. Les envahisseurs imposèrent donc la production de riz à grande échelle. La population autochtone fut donc engagée de force dans les rizières nouvellement créées et se trouva littéralement réduite à l'esclavage. La production augmenta exponentiellement, les bras vinrent à manquer et les entrepreneurs finirent par échanger leurs esclaves au prix fort. Comme il n'existait aucun critère pour fixer la valeur d'un esclave, il fut décidé que leur poids serait déterminant. Ainsi, au terme d'un processus pervers, les exploitants avaient tout intérêt à gaver leurs ouvriers avant de les revendre et en tirer le maximum. Ils les gavèrent donc d'eau fortement sucrée, car c'était un moyen simple et bon marché de leur faire prendre du poids rapidement.

Cette pratique cessa heureusement au départ des envahisseurs, mais la comparaison avec le gavage des oies reste troublante et dérangeante. De cette époque reste l'expression "tu me gaves" qui prend toute sa signification historique après cette révélation. Le saviez-vous?

lundi 22 août 2011

Le saviez-vous? Les pétroleuses du bord de mer

L'essorage du pétrole.


Avant l'exploitation pétrolière frénétique que nous connaissons aujourd'hui, la situation était bien différente. Jusqu'à la fin du XIXème siècle, le pétrole était plus considéré comme une calamité que comme de l'or noir. Il y avait bien quelques hurluberlus pour concocter des potions et des onguents à base d'hydrocarbures, mais la demande était faible.

Comme le pétrole n'était pas pompé, il suintait de la roche et coulait naturellement, rejoignant les rivières, les lacs et les mers. Lorsque la demande industrielle prit son essor, on pensa à exploiter ce pétrole qui flottait à la surface de l'eau. Des femmes furent engagées pour récupérer le liquide devenu précieux. Elles étalaient de grandes toiles de coton sur l'eau, attendaient que la pièce de tissu absorbe le pétrole puis l'essoraient (d'où le nom de la compagnie Esso).

Le stockage dans des barils.

Elles le stockaient ensuite dans des barils de bois et c'est pour cette raison que les quantités de pétrole produites sont comptées aujourd'hui encore en barils. Le saviez-vous?

lundi 30 mai 2011

Le saviez-vous? Le détecteur de vérité du docteur Strass-Kohn

Le détecteur de mensonges, très utilisé dans les années 50.

Au début des années 50, le maccarthysme faisait rage aux Etats-Unis. Les supposés communistes étaient traqués jusque dans les moindres recoins de la société et se voyaient régulièrement traînés devant les tribunaux. Là, le plus innocent des citoyens finissait toujours par avouer une certaine sympathie avec les idées de Marx et de Lénine, même s'il n'en avait jamais entendu parler. Il faut dire que les juges utilisaient des détecteurs de mensonges dont le développement technique n'en était qu'à ses balbutiements. En résumé: toute personne soumise à ce traîtement arrivait à mettre l'aiguille dans le rouge, ce qui est normal quand on est communiste.

Mécontent de ces résultats peu convaincants, le docteur Strass-Kohn imagina une nouvelle machine qui détecterait non plus les mensonges, mais la vérité. Aidé par son ami le professeur Soubrett il développa un appareil basé sur la détection des fluides péri-rachidiens monophasés, ces fluides étant générés par tout corps humain disant la vérité.

Le docteur Strass-Kohn teste son détecteur de vérité.

Une fois l'appareil construit, vint le moment d'en faire les premiers essais. Le docteur Strass-Kohn se porta volontaire pour faire le cobaye. Il fixa donc le capteur autour de son torse et le professeur Soubrett lui posa une série de questions préparées à l'avance. Le test fut une catastrophe! Aucune des réponses n'alluma le voyant marqué Truth (vérité). Le professeur Soubrett était consterné. Il vérifia tous les circuits et ne constata rien d'anormal. Ce n'est que quand il vérifia par lui-même si les réponses du docteur Strass-Kohn étaient exactes qu'il tomba des nues: le docteur était incapable de dire la vérité! Le professeur Soubrett se saisit de l'appareil et, de rage, le jeta par la fenêtre. Il déclara que jamais plus il ne travaillerait avec un menteur. Leur collaboration s'arrêta là et le détecteur ne fut jamais commercialisé. Le saviez-vous?

lundi 2 mai 2011

Le saviez-vous? Les hallebardes mécaniques du général Duboul

Les hallebardes mécaniques du général Duboul.

La guerre de 1914-1918 a été une effroyable tuerie. Dans un camp comme dans l'autre, les jeunes gens sont tombés comme des mouches dans les tranchées. Scandalisé par cette fatalité et fasciné par les progrès de la mécanique, le général français Louis-Paul Duboul imagina une machine capable de donner l'assaut en imitant les hallebardiers du Moyen-Age.

Hallebardiers en action à la bataille de Sempach.

Pour ne pas risquer la vie des poilus, l'appareil était contrôlé à distance avec de l'air comprimé. Mais, en raison de son poids, l'engin devait se déplacer sur des rails. Il ne fut pas difficile de trouver des soldats pour pomper l'air, mais les choses se compliquèrent lorsqu'il s'agit de construire des voies ferrées jusqu'aux tranchées ennemies. Les constructeurs durent être accompagnés de sections d'escorte qui les protégeaient. Mais la construction était si lente que les rangs des défenseurs étaient totalement anéantis lorsque la ligne était enfin terminée. Les supérieurs du général Duboul jugèrent que le jeu n'en valait pas la chandelle et ils lui conseillèrent d'exploiter son idée dans un autre domaine. C'est ainsi que la machine du général Duboul fut utilisée pour creuser des mines et fit la fortune de la Lorraine durant toute la première moitié du XXème siècle. Le saviez-vous?

lundi 28 février 2011

Le saviez-vous? La relativité avec des roues au carré!

Tout le monde connaît la célèbre formule d'Albert Einstein : E = mc2. En résumé: l'énergie de mon vélo est égale à sa masse multipliée par le carré de la vitesse de la lumière. Nous voyons sur cette célèbre photo le grand génie en train d'expérimenter sa théorie.

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Ce qu'on sait moins, c'est qu'un autre scientifique, Linus Zapruder a élaboré en 1935 une autre théorie, basée non plus sur le carré de la lumière, mais sur le carré des roues du vélo.

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Il en est cette fois résulté cette extraordinaire constatation: plus je pédale moins vite, moins j'avance plus vite. Cette théorie, bien que moins spectaculaire que celle d'Einstein, s'est montrée plus utile dans la vie quotidienne des gens. En outre, elle n'a pas permis la construction de la moindre bombe, ce qui est un point fort appréciable. Le saviez-vous?

Sans rancune, nous vous présentons tout de même la théorie de la relativité d'Einstein en 4 parties très intéressantes:







lundi 31 janvier 2011

Le saviez-vous? La Guerre des Mondes mène à tout!

Orson Welles en studio.


Lorsqu'Orson Welles diffusa sa pièce radiophonique La Guerre des Mondes en 1938, on raconte que les auditeurs furent pris de panique et fuirent leurs villes et leurs villages dans de longues files de voitures. Adam Chessburg fut de ceux-là et il en voulut longtemps à Orson Welles lorsqu'il apprit que ce n'était qu'un vaste canular, croyant lui-même qu'il existe d'autres êtres intelligents quelque part dans l'Univers.

Il s'employa donc à prouver au monde que les extra-terrestres existent vraiment. Il construisit une station émettrice de forte puissance qui émettait des messages d'amitié intergalactiques en morse, en braille, en grec ancien et en pakistanais du nord, la seule langue qui ne comporte aucune voyelle à part le a, le e, le i, le o et le u.

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Adam Chessburg installe son émetteur.

Voulant mettre le maximum de chances de son côté, il construisit un leurre en forme de soucoupe volante, à la manière des chasseurs qui font flotter des canards en bois là où ils aimeraient voir se poser de vrais canards à canarder.

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Le leurre.

Mais, après de multiples essais d'émissions de messages de plus en plus puissants, ils n'obtint aucune réponse ni aucune visite. Enfin, pas tout à fait. Il reçu la visite des familles des voisins de la station qui lui demandèrent d'arrêter sa machine infernale, car plusieurs cerveaux avaient cuit à cause des ondes.

Adam Chessburg démonta donc son émetteur, mais il garda le leurre dans son jardin. On ne sait pas si ce leurre fit son effet, mais Adam Chessburg disparut un jour de juin 1960. On trouva un billet accroché à la fausse soucoupe, couvert de signes incompréhensibles qu'on tenta de traduire, mais en vain: le message s'autodétruisit dans un grand nuage de fumée. Le saviez-vous?

lundi 29 novembre 2010

Le saviez-vous? Les terribles concours culinaires de Chicago

Comme chacun le sait, les années 20 furent plutôt animées à Chicago. La ville était en proie aux trafiquants de toutes sortes, bien que Eliot Ness l'incorruptible fit tout ce qu'il pouvait pour éradiquer la violence dans la capitale de l'Illinois. Mais la pègre, dirigée par un certain Al Capone, passait son temps à imaginer des pratiques plus cruelles les unes que les autres. Ainsi Franco Limone, surnomé "Le Mixer", imagina un concours culinaire tout à fait original: tout cuisinier pouvait se présenter devant un jury choisi par la pègre. Si son repas était jugé bon, il était exonéré de la taxe prélevée par la mafia. Au contraire, si son repas était mauvais, il était immédiatement exécuté.

Walter Meat avant le concours.

C'était très risqué, mais un premier cuisinier, Walter Meat, se lança dans l'aventure. Tout commença bien: son entrée, une purée de foie aux marrons, fit merveille. Son plat principal, un poulet farci aux pruneaux remporta un franc succès. Mais pour le dessert, il rata sa crème brûlée, qui était bien trop brûlée. Le jury, impitoyable, en fit de même avec la cervelle du pauvre Walter.

Le jury rend son verdict.

Comme cette expérience fut assez malheureuse pour le premier concurrent, les autres candidats potentiels renoncèrent à participer à ce concours. Ils payèrent donc leurs taxes à la mafia. En pots de vin, évidemment. Le saviez-vous?

lundi 27 septembre 2010

Le saviez-vous? Les centrifugeuses domestiques soviétiques

Lorsque Youri Alekseïevitch Gagarine (Юрий Алексеевич Гагарин) réalisa la première orbite terrestre habitée le 12 avril 1961, l'enthousiasme fut à son comble en Union Soviétique. La preuve était faite que le communisme surpassait de loin le capitalisme en matière de technologie. Les foules prolétariennes réalisèrent en même temps que le plus humble des métallos pouvait devenir un héros.

Youri Gagarine au milieu de ses admiratrices.

Dès ce moment, les mères soviétiques imaginèrent toutes que leur fils pouvait à son tour devenir une vedette adulée. Mais elles apprirent aussi par de nombreux reportages publiés dans la Pravda que les candidats cosmonautes devaient se soumettre à des épreuves extraordinairement difficiles pour faire partie du dernier carré. Le passage dans la centrifugeuse était en particulier déterminant.

La centrifugeuse de la Cité des Etoiles.

Lorsque Natalia Malenkova donna naissance à son fils Alexander, elle décida de mettre toutes les chances de son côté pour lui permettre de devenir cosmonaute. Elle bricola donc un berceau en forme de centrifugeuse dans lequel elle installa son fils.

Natalia Malenkova manipulant sa centrifugeuse domestique.

Elle berça le petit Alexander dans cet appareil durant des jours, des semaines et des mois. La chose se sut de plus en plus loin à la ronde, tant et si bien que toutes les jeunes mères voulurent elles aussi une centrifugeuse domestique pour endurcir leur progéniture. L'usine N° 334 (Завод № 334) produisit donc un modèle très pratique et des milliers de bambins subirent ce traitement. Mais lorsque les services sanitaires se rendirent compte que les enfants devenaient complètement idiots suite aux accélérations reçues, les autorités eurent peur que les cosmonautes en herbe deviennent tous capitalistes. Le Comité Central interdit donc la fabrication et l'utilisation des centrifugeuses domestiques. Les pauvres mères déchantèrent en réalisant que leurs enfants ne deviendraient jamais ni cosmonautes, ... ni capitalistes. On s'explique mieux, après ces révélations, pourquoi les Américains ont finalement gagné la course à la Lune. Le saviez-vous?


mardi 8 juin 2010

Le saviez-vous? Harry à l'envers

L'étrange maison de Harry Humbold.

Le 8 juin 1950, lorsqu'il mettait la dernière main au jardin de sa toute nouvelle maison, Harry Humbold se rendit compte qu'il avait tenu son plan à l'envers durant toute la construction. Il était l'un des tout premiers à s'acheter une maison en kit à construire soi-même. Il s'était bien posé quelques questions lorsqu'il se retrouva à disposer des tuiles sur le sol et à les recouvrir ensuite par une charpente en forme de V, mais sa confiance dans son fournisseur était totale. Ses soupçons s'éveillèrent tout de même lorsqu'il peina à couler les fondations au dessus du plancher du rez-de-chaussée.

Harry Humbold fut naturellement la risée du quartier, mais ses voisins s'habituèrent à cette construction originale et ils ne manquèrent pas une occasion d'aller y manger une crème renversée. Le saviez-vous?

vendredi 14 mai 2010

Freud, Michel Onfray ... et Milsabor!

Si vous n'habitez pas la planète Mars, vous avez sans doute entendu parler du dernier livre de Michel Onfray: Le crépuscule d'une idole. L'affabulation freudienne. Dans ce brûlot, il y démonte consciencieusement l'imposture de la psychanalyse en expliquant que Freud a fait passer ses névroses personnelles pour des généralités et en a ensuite tiré des conclusions universelles. Il s'en explique très bien chez Franz-Olivier Giesbert.


Tout ça pour dire qu'en mars 2008, j'avais commis un petit article consacré à Freud et à son divan dans la série Le saviez-vous? Si vous lisez régulièrement Milsabor!, vous aurez pu constater que je travestis un peu la réalité. Mais, en apprenant ce que nous révèle Onfray, on pourrait presque croire à ce que je racontais, tellement la vérité sur le personnage est ... renversante. Voici ce que je disais à propos du fameux divan:


Le saviez-vous? Freud dépossédé de son divan

Le fauteuil et le fameux divan de Sigmund Freud.

Tout le monde connaît le légendaire divan de Sigmund Freud. Ce qui est moins connu, ce sont les circonstances qui ont conduit à l'utilisation de ce meuble.

Sigmund Freud ayant élaboré sa méthode d'analyse, il se rendit compte que les séances avec ses patients promettaient de durer longtemps. Comme il craignait la fatigue, il décida donc de s'aménager une place de travail confortable, car il était convaincu qu'une bonne écoute passait par une parfaite décontraction du thérapeute. Dans son cabinet, il disposa ainsi un fauteuil à l'usage du patient et, sur la gauche du fauteuil, un divan qu'il se réservait.

Mais les choses ne se passèrent pas comme il le désirait. Lorsqu'il accueillit Wilfried Gropius, son premier client, il lui désigna son curieux assemblage de meubles et lui dit: "Prenez place". Gropius, croyant voir que le médecin lui montrait le divan, s'y allongea confortablement. Freud était catastrophé, mais il n'osa pas contrarier son premier patient. Penaud, il s'installa dans le fauteuil et mena la séance à son terme.

Sigmund Freud n'en revient pas.

La semaine suivante, Gropius s'installa tout naturellement de la même manière. Comme il avait raconté à tout le monde que son psychanalyste réservait un divan à ses patients, Freud dut se contenter du fauteuil lors de toutes les consultations qu'il donna au cours de sa carrière. Ses clients ne se doutèrent jamais qu'un homme très frustré les écoutait. Le saviez-vous?

dimanche 9 mai 2010

Le saviez-vous? La pêche à la baleine en mer de Chine

Arnold Gladallover et sa foreuse à baleines.

Il y a cent ans, la lutte était rude parmi les chasseurs de baleines. Les plus beaux spécimens se trouvaient en mer de Chine et il était très difficile aux pêcheurs européens ou américains de rivaliser avec les pêcheurs locaux. Mais, venant d'apprendre au bistrot que la Terre est ronde, Arnold Gladallover, un pêcheur de Rhode Island, imagina une astuce pour attraper facilement des baleines aux antipodes.

Il fabriqua donc une foreuse, constituée d'une sorte d'obus accroché à un câble. L'obus devait traverser la Terre en tirant le câble derrière lui, jusqu'à qu'il ressorte en mer de Chine. Là, il s'ouvrait et expédiait un harpon. Avec un peu de chance, une baleine passait dans les parages et se faisait prendre. Il suffisait ensuite d'enrouler le câble pour récupérer le cétacé sans se déplacer d'un mètre.

L'invention fonctionna à merveille, mais le trou creusé par la foreuse ne permettait pas d'y faire passer une baleine. Arnold ne parvint qu'à ramener quelques sardines, mais le prix de revient de celles-ci se monta à 12'000 dollars le kilo, ce qui n'était pas rentable. Arnold transforma donc sa foreuse pour en faire une machine à planter les oignons de tulipes et fit fortune. Le saviez-vous?

dimanche 11 avril 2010

Le saviez-vous? Les spaghettis à l'arrabiata de d'Arturo Farfalle Verdi

Arturo Farfalle Verdi et sa machine musicale à spaghettis.

Arturo Farfalle Verdi était un musicien italien doublé d'un fameux gastronome. Il avait toujours rêvé de lier ces deux passions. C'est ainsi qu'il imagina coupler deux machines qui n'avaient a priori rien à faire ensemble: un orgue et une machine à faire les spaghettis. Arturo était vraiment un pionnier, car le but était d'enregistrer sa musique sur un support et de la restituer ensuite chez les mélomanes. Il choisit donc de graver une symphonie directement sur des spaghettis et de les servir ensuite à ses amis. En tournant les pâtes dans leur assiette avec la fourchette, les convives mélomanes entendraient la musique.

Avec les spaghettis musicaux d'Arturo Farfalle Verdi, la culture
aurait pu être à la portée des gens les plus modestes.

Il composa donc une symphonie intitulée L'Arrabiata et mit son projet à exécution. Lorsque les convives tournèrent leurs pâtes dans l'assiette, ils entendirent la symphonie, mais beaucoup trop fort. Comme il n'y avait pas de potentiomètre, il était impossible de régler le volume. Pour cette raison, l'invention fut abandonnée, mais lorsqu'on mange aujourd'hui des spaghettis très forts, on dit qu'on les mange a l'arrabiata. Le saviez-vous?

mercredi 3 mars 2010

Le saviez-vous? Les matraqueurs de la rue des Bouchers

La bande de la rue des Bouchers.

Au début du vingtième siècle, les bandes de voyous sévissaient déjà dans les villes. Mais, comme on le voit sur ce document exceptionnel, les moyens utilisés n'étaient pas les mêmes qu'aujourd'hui. Pour agresser les passants, ils utilisaient des matraques, des boules en fer et parfois des épées. On notera aussi qu'ils soignaient leur tenue: tous vêtus de la même manière, ils choisissaient un équipement léger qui leur permettait de fuir plus rapidement.

La bande de la rue des Bouchers se renouvelant sans cesse, sévit durant une vingtaine d'années, estourbissant un nombre incalculable de passants, jusqu'au jour où ils tombèrent sur Armand Lejoyeux, le premier chef de la bande, rangé des voitures. Il était devenu représentant en boutons de nacre et tenta de leur expliquer qui il était. Mais les jeunes, ne respectant rien ni personne, le passèrent à tabac:

Armand Lejoyeux après le matraquage.

Depuis ce jour, les représentants en boutons de nacre ne s'aventurent plus dans la rue des Bouchers. Les voyous, eux, s'assurent toujours que leurs victimes ne faisaient pas partie de leur bande avant de les matraquer. Le saviez-vous?

mercredi 6 janvier 2010

Le saviez-vous? Le véritable premier astronaute américain

Noam Pager procède aux essais de son siège d'astronaute.

L'histoire a retenu que le premier astronaute américain était Alan Shepard et qu'il n'était même pas le premier homme dans l'espace puisque le soviétique Youri Gagarine l'avait devancé. Mais les choses auraient pu être bien différentes si le vol de Noam Pager n'avait pas lamentablement échoué trente ans auparavant.

Le décollage de la fusée du professeur Phileas Dumble.

En effet, en 1931 déjà, le professeur Phileas Dumble avait mis au point une fusée capable de mettre un homme en orbite. Mais l'engin était si peu sûr qu'aucun pilote ne voulut se risquer à y prendre place. Le professeur Dumble décida donc d'aller chercher un volontaire au pénitencier voisin. Celui-ci reçut la garantie qu'il serait libéré si l'expérience réussissait.

Le drame, après 6 secondes de vol.

Le 18 avril 1931, Noam Pager prit donc place dans la fusée du professeur Dumble. Le décollage eut lieu à midi pile, comme prévu. A midi et 6 secondes, la fusée explosa et retomba en morceaux. On ne trouva plus la moindre trace de Noam Pager, mais on peut dire qu'il a été le premier astronaute durant 6 secondes. Le saviez-vous?

mercredi 16 décembre 2009

Le saviez-vous? Le facteur Cheval et le facteur Girafe

Le facteur Cheval et sa brouette.

Au début du vingtième siècle, le facteur Cheval avait déjà atteint une grande notoriété grâce à la construction de son Palais Idéal, chef-d'œuvre de l'architecture naïve. Le public était particulièrement frappé qu'un homme simple et ordinaire puisse réaliser une chose pareille et devenir aussi célèbre.

Un autre facteur, Louis Marcel Giraud, désireux de devenir lui aussi célèbre, se dit qu'un acte original lui ferait connaître le même destin que Joseph Ferdinand Cheval. Il commença par changer de nom et se fit appeler le facteur Girafe. Pour être en phase avec ce nouveau nom, il décida de faire sa tournée de distribution de courrier perché sur de grandes échasses.

Le facteur Girafe sur ses échasses.

L'opération fut assez réussie et il commença à devenir connu dans sa région. Mais, après trois mois de cette mise en scène, il trébucha sur une pierre avec ses échasses en longeant un ravin. Il fit une chute de 50 mètres et se fracassa le crâne sur les rochers. Ainsi se termina l'histoire du facteur Girafe qui, malgré ses échasses, n'arriva jamais à la cheville du facteur Cheval. Le saviez-vous?

mardi 27 octobre 2009

Le saviez-vous? Le premier simulateur de locomotive à vapeur

L'accident de chemin de fer dont fut témoin
Fitzgerald J.Crumble en 1895.

Fitzgerald J. Crumble était un ingénieur à la technique rigoureuse et à l'âme sensible. En 1895, il fut le témoin d'un épouvantable accident de chemin de fer. Il se précipita, avec de nombreux autres volontaires, pour secourir les blessés dont beaucoup étaient atrocement mutilés. Il s'avéra, après enquête, que le chauffeur de la locomotive avait fait une grave erreur de conduite et que le drame était arrivé par sa faute.

Fitzgerald J. Crumble se dit alors qu'il serait bon que les chauffeurs puissent s'entraîner sans danger à la conduite des locomotives. Il conçut une machine qui reproduisait toutes les fonctions d'une locomotive, mais qui restait sur place, sans risque de provoquer un déraillement ou une collision.

Fitzgerald J. Crumble teste son simulateur de locomotive à vapeur.

Il venait d'inventer le premier simulateur. Cette découverte fut utilisée par les plus grandes compagnies ferroviaires et, lorsque les premiers avions commencèrent à voler (non sans danger), le principe fut étendu à l'aviation. Aujourd'hui encore, les pilotes, les conducteurs et les chauffeurs s'exercent sur des simulateurs électroniques, sans savoir que c'est Fitzgerald J. Crumble qui inventa cette technique voilà plus d'un siècle en sauvant ainsi des milliers de vies. Le saviez-vous?

lundi 5 octobre 2009

Le saviez-vous? L'invention de la télévision: Nos Archives Secrètes

L'invention de la télévision en Suisse.

Une fois n'est pas coutume, nous allons diffuser Les Archives Secrètes, de la Télévision Suisse Romande. Il se trouve que leur esprit correspond exactement à notre rubrique Le saviez-vous? En 11 épisodes de 12 minutes, ces archives extraordinaires nous révèlent des secrets qu'on nous avait bien gardés. Mais je laisse la parole à Jean-Charles Simon, qui nous révèle l'origine suisse de la télévision:




Voici les 10 autres dossiers, tous aussi stupéfiants les uns que les autres: