Paul de Tarse, une célébrité de l'époque, s'offre un voyage aérien. Aucun moteur n'ayant été inventé à l'époque, la compagnie Angelus fournissait trois anges à chaque passager, qui était ainsi transporté dans la ville de son choix. Dans son habituel souci documentaire, Poussin nous montre que, comme à notre époque, les voyageurs n'avaient pas le droit d'emporter avec eux certains objets. Ainsi, Paul de Tarse a dû laisser au sol son épée, pour une évidente question de sécurité et un livre, vraisemblablement en raison de son poids excessif. On notera aussi que le décollage a lieu alors que le ciel est bien bouché, ce qui prouve que la navigation aux instruments existait déjà. Encore une révélation pour qui sait observer les trésors de la peinture classique.
dimanche 1 août 2010
Histoire de l'art: Poussin et l'essor du transport aérien
Paul de Tarse, une célébrité de l'époque, s'offre un voyage aérien. Aucun moteur n'ayant été inventé à l'époque, la compagnie Angelus fournissait trois anges à chaque passager, qui était ainsi transporté dans la ville de son choix. Dans son habituel souci documentaire, Poussin nous montre que, comme à notre époque, les voyageurs n'avaient pas le droit d'emporter avec eux certains objets. Ainsi, Paul de Tarse a dû laisser au sol son épée, pour une évidente question de sécurité et un livre, vraisemblablement en raison de son poids excessif. On notera aussi que le décollage a lieu alors que le ciel est bien bouché, ce qui prouve que la navigation aux instruments existait déjà. Encore une révélation pour qui sait observer les trésors de la peinture classique.
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samedi 24 avril 2010
Histoire de l'art: Les croûtes de Vincent Piquelune
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lundi 8 mars 2010
Histoire de l'art: Meret Oppenheim et Thor le caribou
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mardi 9 février 2010
Histoire de l'art: Vénus, joueuse de tennis
Cette statue nous montre toute la grâce avec laquelle le joueuse se saisit de la balle avant de servir. On notera aussi qu'elle est gauchère, puisqu'elle tient sa raquette (il n'en reste que la poignée) dans sa main gauche.
A notre époque, la confusion est toujours entretenue car Richard Williams, un grand fan de tennis, n'a pas hésité à appeler l'une de ses filles Venus:

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samedi 30 janvier 2010
Histoire de l'art: Les belles carrosseries de Bill Medcalf
Les choses se gâtèrent lorsque Nancy, sa femme, se pointa et demanda à figurer sur la toile. Le peintre lui expliqua que ce qu'il voulait faire, c'était un portrait de sa DeSoto toute neuve. Mais rien n'y fit: elle insista tellement qu'il finit par accepter qu'elle pose devant la voiture avec son teckel, dans une mise en scène de pique-nique. Le cadrage en pâtit et le sujet principal disparut à l'arrière plan. On peut le regretter car, bien qu'étant très doué dans la représentation des véhicules, Bill Medcalf rata complètement le portrait de sa belle voiture.
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lundi 11 janvier 2010
Histoire de l'art: L'armée de l'air du Piémont, de Piero di Cosimo
Au début de la Renaissance, l'armée de l'air du Piémont n'en était qu'à ses balbutiements. Le peintre Piero di Cosimo, passionné de technique ne manqua pas de croquer le capitaine Luigi Bramata passant en rase-mottes au-dessus de son village natal.La toile fut achetée par le comte Stefano di Miriale qui l'exposa dans le grand salon de son château. Elle y resta durant trois générations, jusqu'à ce qu'on s'aperçoive que le peintre avait représenté un habitant du village faisant un bras d'honneur. Piero di Cosimo était coutumier de ce genre de facéties, mais la famille di Miriale goûta fort peu cette plaisanterie. Le tableau resta donc dans une cave jusqu'au début du vingtième siècle, d'où il fut tiré pour être accroché au mess des officiers de l'aviation italienne.
Aujourd'hui encore, des artistes représentent les héros de l'aviation, mais ils évitent de dessiner de détails qui pourraient déplaire ou être mal compris:

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dimanche 8 novembre 2009
Histoire de l'art: Denis Tremor, photographe hyperactif
Denis, poussé par quelques amis, aurait voulu exposer cette photo dans une galerie consacrée à l'art contemporain, mais il n'y a finalement que la faculté des neurosciences de Pasadena qui a accepté de l'accrocher dans son hall d'accueil. C'est toujours mieux que rien...
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lundi 19 octobre 2009
Histoire de l'art: Les quatre périodes de Franz Dunkelgrau
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mardi 29 septembre 2009
Histoire de l'art: La royale cuisson de Chlodebert
Au Moyen-Age, il n'était pas rare qu'un roi en fin de règne soit cuisiné par toute sa cour. La perspective de la déchéance physique et mentale en a poussé plus d'un à demander qu'on le cuise, dans le seul but de terminer aussi honorablement qu'un cerf ou un sanglier.
Sur cette magnifique enluminure, réalisée par un moine anonyme du XIIIème siècle, on peut voir le roi Chlodebert 1er passer à la casserole. En fait, il ne s'agit pas vraiment d'une casserole, mais d'une bassine en bois dans laquelle on jette des pierres chauffées au feu. Un aide de cuisine, qui porte son plateau de service sur la tête, arrose le souverain pour éviter qu'il durcisse à la cuisson.
Au cours de cette "cérémonie", un émissaire du Saint Empire Germanique vint s'enquérir de la santé de Chlodebert. On lui répondit qu'il était cuit. L'émissaire, connaissant cette étrange coutume, en déduisit immédiatement que le roi vivait ses derniers instants. Depuis cette époque, c'est l'expression qu'on utilise couramment lorsqu'on veut parler de quelqu'un qui ne va pas bien du tout.
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mardi 15 septembre 2009
Histoire de l'art: La Grande Panne d'Electricité, de Daniel Sarrabat
En 1702, le peintre Daniel Sarrabat fut très impressionné par la première grande panne d'électricité qui frappa la région lyonnaise. Toutes les activités humaines furent stoppées et les habitants se sentirent complètement désemparés.
Sarrabat représenta cette scène qui symbolisait très bien le désarroi ambiant. On y voit le boulanger du quartier désespéré de ne pas pouvoir cuire sa fournée de pain. L'une de ses trois filles a allumé une bougie tandis qu'une autre est obligée de filer sa laine à la main. La rue n'est éclairée que par la pleine lune, ce qui suffit tout juste pour se déplacer à cheval. A la fenêtre, un importun vient demander du feu pour faire des crêpes flambées.
La panne dura deux jours et deux nuits et resta dans les mémoires durant des siècles, au point que les habitants, toujours hantés par la pénurie, ne sortent jamais sans se munir d'un paquet de bougies et regrettent le temps béni où un nouveau-né suffisait à éclairer une pièce:

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dimanche 21 juin 2009
Histoire de l'art: Rembrandt: La leçon de gastronomie
On le sait peu, mais le cannibalisme était chose courante en Hollande au 17ème siècle. Rembrandt a peint cette scène typique de l'Ecole Nationale de Cuisine. On y voit le grand chef Johan Van Bistek expliquer à ses élèves comment prélever le meilleur morceau dans le bras. Il faut dire que le biceps sauce à la bière était sa spécialité.
Manifestement, les étudiants sont fascinés. L'un d'eux hume à pleines narines le fumet de la bonne marchandise. Ils ont d'ailleurs déjà tous mis leur bavoir en prévision du festin qui s'annonce.
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lundi 1 juin 2009
Histoire de l'art: Raphaël et la pétanque
Rentré à Rome, il montre son croquis à son maître, qui lui conseille d'en faire une toile. Ainsi, la première représentation du jeu de pétanque restera célèbre sous le titre des Trois Grâces.
Il faut noter qu'en souvenir de cette époque où ce jeu se pratiquait par des femmes plutôt court vêtues, les joueurs actuels qui perdent une partie par 13 à 0 doivent embrasser les fesses d'une effigie de la Fanny de Raphaël:

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mardi 21 avril 2009
Histoire de l'art: on se paie notre tête
Lorsque Bernardino Luini peint cette toile au début du 16ème siècle, il ne se doute pas qu'il va être à l'origine de l'expression: "se payer la tête de quelqu'un". Cette œuvre illustre un drame qui a eu lieu dans son quartier de Milan. La belle Salomé mettait à ses pieds tous les garçons qui gravitaient autour d'elle. Elle avait pour habitude de jeter ses prétendants les uns après les autres comme de vieilles chaussettes.
Mais, un beau jour de novembre 1509, Christophe, son compagnon du moment, la laisse froidement tomber pour la fille du poissonnier. L'affront est terrible pour la belle Salomé qui ne s'est jamais retrouvée dans pareille situation. Son sang ne fait qu'un tour. Elle engage Ricardo, un tueur qu'elle promet de payer grassement s'il lui rapporte la tête du malotru qui l'a laissée tomber. Ricardo n'a pas pour habitude de gâcher le travail. Il trucide le pauvre Christophe dans l'heure et rapporte sa tête à la commanditaire qui se marre comme jamais.
C'est depuis ce jour qu'on dit "se payer la tête de quelqu'un" lorsqu'on rit à ses dépens, mais sans se douter que cette expression a une origine aussi sanglante.
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mardi 24 mars 2009
Histoire de l'art: La chambre vide d'Edward Hopper
Lorsque Edward Hopper décida de peindre une toile représentant son intérieur, il alla d'abord comme d'habitude chez Neil Brandnew, son marchand de couleurs. Neil était non seulement son marchand de couleurs, mais il était surtout son meilleur ami. Chaque fois que les deux compères se voyaient, ils entamaient une bouteille de rye et ne se quittaient que lorsqu'elle était vide.
Ce jour-là, ils ne faillirent pas à la tradition. Ils passèrent l'après-midi à bavarder en sirotant leur bouteille au fond de la boutique de Neil. Arrivés à la dernière goutte, ils se souvinrent qu'Edward était venu pour acheter des couleurs. Le peintre prit donc tout ce qui lui état nécessaire et rentra chez lui en titubant. Lorsqu'il poussa la porte de son logis, il eut la surprise de sa vie: l'appartement était rigoureusement vide. Il n'y avait qu'un petit feuillet de papier sur le sol, sur lequel était écrit: "J'en ai assez de t'attendre pendant que tu t'ennivres avec tes copains. Je te quitte. J'ai pris toutes mes affaires et je pars m'installer en Floride."
Le choc était rude. Mais, comme le font souvent les artistes, Edward tenta de surmonter sa peine en s'adonnant à son art. Il peignit donc son intérieur entièrement vide, ce qui était somme toute plus facile. Plus tard, comme sa femme avait pris la voiture avec le reste, il peignit aussi une station service déserte pour conjurer sa peine:

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jeudi 26 février 2009
Histoire de l'art: Le régime de Jérôme
Au début du 17ème siècle, Nicolas Régnier, disciple du Caravage, cherche un sujet dramatique pour sa prochaine toile. Il se souvient alors de l'histoire de Jérôme de Monmignac, un précurseur de la diététique un peu dérangé.
Jérôme avait écrit une méthode pour perdre du poids d'une manière radicale. En substance, le régime consistait à sucer des cailloux, mordiller des cure-dents et boire des larmes de fourmis. Jusque là, rien de bien méchant. Les rayons des bibliothèques spécialisées ont toujours été bourrés d'ouvrages de ce genre.
Là où les choses se gâtèrent, c'est quand son ami Matthieu mit le régime en pratique. Il respecta les conseils à la lettre durant plusieurs semaines, tant et si bien qu'il finit par peser 25 kilos, puis mourut. Jérôme s'accusa de la mort de son ami et ne s'en remit jamais.
Le peintre Nicolas Régnier avait là un sujet idéal pour illustrer le thème de la culpabilité. Il représenta donc Jérôme abattu, son ami Matthieu très amaigri en compagnie du fameux bouquin de régime. Induscutablement, un sujet qui garde toute son actualité.
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dimanche 15 février 2009
Histoire de l'art: La fureur de Roy Lichtenstein
L'œuvre de Roy Lichtenstein laisse une impression de candeur enfantine par le choix de son style et de ses sujets. La référence permanente à la B.D., avec ses à-plats de couleurs pures et les bruitages inscrits dans les images sont certainement la cause de cette impression.
Mais, sous cette analyse primaire, il y a une réalité bien plus dure. Dans sa toile la plus connue, Whaam!, tout le monde voit une référence à la guerre de Corée, mais il n'en est rien. En fait, Roy Lichtenstein et sa famille venaient d'emménager dans une jolie petite maison de la banlieue de New York.
Le cadre était calme et idyllique, mais chaque fois que Roy voulait se reposer tranquillement dans son fauteuil et réfléchir à ce qu'il allait peindre le lendemain, son voisin mettait en marche sa tondeuse à gazon. Jim Lash était le plus gentil des êtres que la Terre pouvait porter. Toujours souriant, toujours prêt à rendre service. Mais il ne se rendait pas compte que son voisin Roy ne venait à la maison que pour se reposer et méditer.
Aussi, à bout de nerfs, Lichtenstein ne pouvant décemment ni massacrer son voisin, ni même se représenter sur une toile en train de le massacrer, il peignit un avion de chasse américain qui descendait un Mig communiste, une métaphore qui traduisait exactement son état d'esprit.
Si vous détestez votre voisin, n'en venez pas aux mains. Canalisez cette énergie pour en faire une œuvre. Avec un peu de chance et de talent, elle vous rendra célèbre!
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samedi 31 janvier 2009
Histoire de l'art: Florence Foster Jenkins: faux et usage de faux
Vous avez sans doute remarqué que je... travestis parfois un peu la vérité dans cette rubrique. Cette fois, nul besoin d'embellir la réalité. Florence Foster Jenkins a bel et bien existé et, comme moi, vous l'avez peut-être déjà entendue. Vous pouvez tout savoir sur elle dans cette page de Wikipedia.Ecoutez plutôt:
Chaque fois que j'écoute ça, je suis roulé par terre de rire et je ne peux pas m'empêcher de la réécouter encore. Je trouve cette persévérance tellement inouïe que ça me fiche une sorte de vertige hypnotique. J'espère juste que je ne vais pas devenir accro...
Ce qu'on peut retenir, c'est qu'elle a persisté sa vie durant à chanter faux et à le faire savoir. Elle avait beaucoup d'argent et elle a pu se payer des enregistrements. Elle donnait un concert annuel au Ritz-Carlton de New York, qu'elle devait certainement louer à grands frais. Elle devait rétribuer son accompagnateur, M. Cosmé McMoon assez grassement pour qu'il accepte d'être le complice du massacre de Mozart, Verdi, Strauss et Brahms durant de longues années. Elle finit par mourir d'une crise cardiaque après un ultime concert au Carnegie Hall, terrassée par les critiques.
A mettre d'urgence dans l'iPod:
• Florence Foster Jenkins: La Reine de la Nuit (mp3)
[edit] M. Donald Collup m'indique en commentaire que la photo noir/blanc que j'avais ajoutée au milieu de l'article ne représente pas Florence Foster Jenkins, ce en quoi il a parfaitement raison.
Monsieur Collup doit avoir une certaine autorité en la matière, car il est le producteur d'un DVD documentaire consacré à la diva: Florence Foster Jenkins: A World Of Her Own, sorti en 2008. [/edit]
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mardi 13 janvier 2009
Histoire de l'art: Picasso: la fin de la polémique
La polémique créée par ce portrait faisait partie du débat enflammé provoqué par le surréalisme. Pourquoi représenter une si belle réalité sous une forme si hideuse? L'art consiste-t-il à se moquer du monde? Cette provocation va-t-elle durer encore longtemps? A quoi on répondait que ces critiques ne pouvaient être formulées que par des incultes qui ne comprenaient rien à l'ART.
Aujourd'hui, après que la tempête s'est calmée et que tout le monde a admis que Picasso a apporté une contribution essentielle à l'art du XXème siècle, Milsabor! est en mesure d'affirmer que toutes ces polémiques étaient vaines et sans fondement, car le peintre s'est contenté de copier fidèlement la réalité. En voici la preuve avec une photo de Maya prise vers 1950:
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dimanche 28 décembre 2008
Histoire de l'art: On a retrouvé les bras de la Vénus de Milo!
Sur l'île grecque de Milo, lorsque le paysan Yorgos Kentrotas découvrit en avril 1820 une statue représentant Aphrodite (Vénus, pour les Romains) dans son champ, il se fit aider par Olivier Voutier, un élève officier de marine français qui passait par là par hasard. Ils s'empressèrent de dégager la statue mais, étant tous deux des bras-cassés, ils abîmèrent irrémédiablement ce chef-d'œuvre en lui cassant les bras, sans doute par mimétisme inversé.Ils envoyèrent la statue au Louvre dans cet état et retournèrent sur le lieu de la fouille pour voir s'il n'y avait pas d'autres merveilles. Ils retrouvèrent les bras de la statue, mais n'osèrent pas dire qu'ils l'avaient abîmée. Ils transportèrent les bras dans une voiture à ... bras et les chargèrent sur le navire de l'élève officier de marine qui, à son retour à Saint-Malo, les jeta dans la Manche (!), où un plongeur vient de les retrouver en pêchant des coquilles Saint-Jacques pour les fêtes.
On soupçonne maintenant les deux mêmes personnages d'avoir perdu la tête lorsqu'ils ont trouvé la Victoire de Samothrace, mais c'est une autre histoire...
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lundi 1 décembre 2008
Histoire de l'art: La brouette de Millet
Jean-François Millet peint cette scène émouvante en 1858. On y voit un couple d'agriculteurs courbant sous le poids des difficultés. La récolte est mauvaise. La femme peine à remplir son panier, qu'elle contemple avec désespoir en joignant les mains. Les nouvelles directives européennes les empêchent de cultiver ce qu'ils veulent et ils en sont réduits à faire de la patate.
L'homme est particulièrement affligé car il n'arrive plus à payer les traites de sa brouette. En plus, il a dû emprunter la fourche de son voisin, le manche de la sienne ayant craqué sur le dos d'un voleur de poules. Il examine son chapeau en se demandant combien il pourrait en tirer.
La vie à la campagne n'était pas facile au XIXème siècle, mais on voit au loin une cité en train de se développer. Gageons qu'un siècle et demi plus tard la vie sera bien plus agréable à cet endroit:

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