Jusqu'au début des années 30, plusieurs départements ruraux français imposaient l'installation de plaques minéralogiques en ardoise sur les automobiles. La mesure avait été prise pour soutenir l'exploitation des carrières en nette baisse depuis que les tableaux noirs des écoles avaient été largement remplacés par du bois peint en noir.
Les chiffres et les lettres étaient gravés à la main par les femmes et les enfants de carriers pour arrondir leurs fins de mois. Malheureusement, le ministère des transports dut interdire l'utilisation des plaques minéralogiques en ardoise, car ces dernières avaient trop tendance à se désagréger sur la route en raison de la vitesse de plus en plus élevée des autos et des secousses que cela occasionnait. Les éclats crevaient les pneus et le mécontentement était grand.Cette industrie périclita rapidement et la deuxième guerre mondiale y mit un terme définitif. Mais, si nous parlons aujourd'hui encore de plaques minéralogiques, c'est en souvenir de ces valeureux artisans qui travaillaient la pierre. Le saviez-vous?
















